Le 18 décembre dernier, l'Autorité de Régulation a communiqué (comme prévu!) sa décision concernant l'attribution d'une 4ème licence 3G. Je ne reviendrais pas sur le jeu de mots du titre d'un précédent billet (La 4ème licence 3G sera-t-elle "gratuite"?), mais la société Free Mobile sera bel et bien (et... sans surprise!) le quatrième opérateur de téléphonie mobile 3G, dans notre métropole. L'ARCEP rappelle dans son communiqué de presse que "l'arrivée de ce nouvel acteur devrait avoir un effet favorable sur la dynamique du marché de la téléphone, et, plus généralement, devrait être un facteur positif pour le développement des services de communications électroniques". En janvier prochain, elle délivrera au nouvel opérateur, l'autorisation d'utilisation des fréquences 900 MHz et 2,1 GHz.
L'appel à candidatures d'août 2009 n'en aura suscité qu'une seule: celle de la société Free Mobile, filiale à 100% du groupe Iliad. Elle a été examinée en 3 phases: une phase de recevabilité (conditions de forme), une phase de qualification (critères d'éligibilité) et enfin une dernière phase de sélection (évaluation du contenu). À l'issu de ces différents examens, cette candidature a été retenue avec une note de 382 sur 500, soit une moyenne très raisonnable d'environ 15,3 sur 20.
D'après son communiqué de presse, "Iliad se réjouit [évidemment!] de cette décision", mais souhaite avant tout "faciliter l'émergence de MVNO rentables et libérer l'usage du multimédia mobile, au bénéfice du consommateur". Dans son plan de déploiement, Free Mobile prévoit de s'attaquer parallèlement aux 17 agglomérations les plus denses (lui permettant de couvrir très rapidement 25% de la population) et aux zones moins denses (complétant le reste de la couverture), prônant "un déploiement socialement et économiquement responsable privilégiant autant que possible le partage de points hauts". C'est la norme UMTS W-CDMA 3GPP de la famille IMT-2000, largement utilisée en Europe, qui devrait être déployée. En terme d'emploi, la société annonce 5000 emplois directs d'ici à fin 2018 (afin de constituer sa structure d'opérateur de téléphonie mobile) et 8000 emplois indirects (parmi ses partenaires industriels et des sous-traitants).