Le 15 octobre dernier, l'AFSSET a dévoilé son rapport d'expertise - tant attendu! - sur les effets biologiques et sanitaires de la téléphonie mobile et de l'ensemble du domaine des radiofréquences. L'agence reconnaît l'existence d'effets des ondes électromagnétiques sur les fonctions cellulaires, notamment mis en évidence dans certaines études expérimentales. Cependant, l'insuffisance de preuves et de méthodologies ne permet pas d'établir un risque sanitaire certain, mais pose un sérieux doute sur l'exposition aux radiofréquences à très long terme.
Dans ce climat d'incertitude, l'AFSSET recommande d'abord le développement de la recherche sur les effets biologiques, l'épidémiologie et l'hypersensibilité électromagnétique. Ensuite, en ce qui concerne la réduction de l'exposition du public, elle préconise de favoriser le dialogue autour de l'implantation des antennes-relais, et d'améliorer l'information des utilisateurs, notamment en généralisant les indices d'exposition maximale (par exemple, le DAS d'un téléphone portable doit être inférieure à 2 W/kg) ou encore en cartographiant les zones fortement exposées aux ondes électromagnétiques.
Il n'est pas sans peine de rappeler que l'utilisation d'un téléphone mobile reste soumise à l'intelligente de ses utilisateurs...